Corinne Vignon
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À Toulouse, la députée Corinne Vignon salue l’adoption de la loi contre la maltraitance animale
19/11/2021

À Toulouse, la députée Corinne Vignon salue l’adoption de la loi contre la maltraitance animale

Ce 16 novembre 2021, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la proposition de loi contre la maltraitance animale. Le projet est porté entre autres par la députée LREM de Haute-Garonne Corinne Vignon. Malgré quelques compromis, elle salue une "première victoire" pour la protection animale.

C’est un pas en avant vers le bien-être animal. Ce mardi 16 novembre 2021, la proposition de loi sur la protection animale a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale à la quasi-unanimité. Le projet était porté par le groupe La République en Marche (LREM). Le texte prévoit de lutter contre la cruauté animale et d’interdire l’utilisation d’animaux sauvages à des fins commerciales. Il permet aussi d’encadrer la détention d’animaux.

À Toulouse, la députée LREM Corinne Vignon est très engagée en faveur de cette cause depuis le début de son mandat. Elle fait partie du groupe de travail qui a élaboré la proposition. Pour elle, "ce texte va apporter des mesures concrètes au quotidien de nos animaux".

UN ARSENAL JURIDIQUE PLUS EFFICACE

Aujourd’hui, il n’existe pas de chiffres précis sur la maltraitance animale. Mais avec la proposition de loi, "ce sera chose faite", ajoute-t-elle. La loi permettra en effet de rechercher les personnes maltraitantes pour les sanctionner. Dans ce sens, la proposition prévoit de durcir l’arsenal juridique. Actuellement, deux ans de prison et 30.000 euros d’amende sont requis en cas de maltraitance avérée.

Mais désormais, le maltraitant sera puni de trois ans de prison et 45.000 euros d’amende. "Et si la maltraitance entraîne la mort de l’animal, le responsable devra purger une peine de cinq ans de prison et payer 75 000 euros d’amende", ajoute la députée. Concernant l’abandon, les peines pourront aller jusqu’à cinq de prison et 75.000 euros d’amende "en cas de circonstances aggravantes", détaille-t-elle.

LES MANÈGES À PONEYS, UNE PRATIQUE "TRÈS MOYENÂGEUSE"

Parmi toutes les propositions votées, la députée se réjouit aussi de l’adoption d’un amendement qui lui particulièrement tient à cœur. Ce dernier porte sur l’interdiction des carrousels à poneys. En France, il en existe une cinquantaine. Corinne Vignon dénonce cette pratique "très moyenâgeuse". Elle rappelle avec émotion ce qui l’a poussé à rajouter cet amendement dans la proposition de loi.

"C’était en 2014 lors d’une fête foraine à Flourens. Il y avait un carrousel avec six pauvres poneys. Ils semblaient complètement abattus. Ils tournaient en rond et en musique. Et surtout, ils s’auto-mutilaient en se frottant les antérieurs avec leurs sabots", déplore-t-elle. Pour la députée, ces manèges n’ont "pas de sens". Il existe des balades encadrées si on veut monter sur un poney", ajoute-t-elle.

 

"DES COMPROMIS ONT ÉTÉ FAITS"

Si la députée LREM souligne une "première victoire pour la protection animale", elle avoue que des compromis ont été faits. "Sur quarante propositions au départ, on en a présenté quinze", explique-t-elle. En effet, les porteurs du projet souhaitaient introduire l’interdiction de la corrida pour les moins de 16 ans. Ou encore s’attaquer aux chasses traditionnelles et légiférer sur les animaux de production. "Mais dans le sud, les députés ne voteront jamais contre cette pratique. Même chose pour les députés des territoires ruraux concernant le changement de production des poulets, des porcs, ou même des vaches", ajoute la députée.

Pour Corinne Vignon, le but est "d’y aller doucement". "Il faut protéger au maximum les animaux, mais pas non plus laisser tomber les humains", ajoute-t-elle. En ce sens, la proposition prévoit une interdiction progressive des espèces sauvages dans les cirques d’ici sept ans, et des dauphins dans les aquariums d’ici cinq ans. Des sanctuaires, une aide aux refuges ou un accompagnement à la réorientation seront ainsi mis en place. "Ils permettront aux professionnels de se réadapter", affirme la députée. Selon Corinne Vignon, "la France est très en retard sur cette thématique". Mais elle espère que "les animaux seront présents dans le programme présidentiel" pour rattraper les autres pays.

L'Opinion Indépendante

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