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Balma : le malaise des animateurs des Alae
23/11/2020

Balma : le malaise des animateurs des Alae

Les 80 animateurs des Alae balmanais accueillent tous les jours plus de 1 600 écoliers, les encadrent matin, midi et soir, organisent des ateliers pédagogiques et ludiques, gèrent les conflits. Depuis le début de la crise du coronavirus, ils veillent aussi au respect des protocoles sanitaires, aménageant des espaces, isolant les groupes, planifiant les accès à la cantine, s’assurant du port du masque dès le CP… De lourdes responsabilités pour une profession méconnue, quand chaque animateur accompagne de 14 à 18 enfants.

Des conditions de travail compliquées qui soulèvent aujourd’hui un malaise. Interpelée par des agents grévistes il y a une semaine, la maire adjointe Sophie Lamant déclenchait une réunion à laquelle étaient conviées les directrices des Alae des 4 écoles de la ville et la députée Corinne Vignon.

"Revaloriser ce métier"

Tantôt en CDD, tantôt en CDI et sans diplôme spécifique, les animateurs multiplient les statuts. Avec des rémunérations évoluant de 400 € à 750 € par mois, pour 13 à 20 heures hebdomadaires, le métier n’attire pas les candidats. "Les problématiques existaient déjà avant la crise sanitaire et le Covid n’a fait qu’accélérer les choses. Nous aurions notamment besoin d’un renforcement des équipes et des temps de préparation", souligne Valérie Ghiandai, directrice de l’Alae maternelle de l’école Gaston-Bonheur. "Nous pourrions mettre en place des partenariats avec des associations d’éducation populaire. Elles proposent des cursus formatifs avec des stages. Nous aurions la possibilité de nous positionner en tant que structure accueillant des stagiaires", suggère Rose Holubowicz, directrice de l’Alae José-Cabanis. Des pistes parmi d’autres, que Corinne Vignon transmettra à Sarah El Haïry, secrétaire d’État chargée de la jeunesse auprès du ministre de l’Éducation nationale. Et il y a urgence. "Depuis septembre, j’ai déjà reçu 6 démissions", alerte Rose Holubowicz. "C’est pourquoi j’ai organisé cette réunion, rappelle Sophie Lamant, car il faut revaloriser ce métier". Pour sa part, la députée propose de fonder un cadre légal, "afin de donner du sens à une activité qu’on réduit souvent, à tort, à occuper les enfants".

Une compétence municipale

Jusqu’en décembre 2017 à Balma, l’accueil des enfants et leurs activités périscolaires revenaient à l’Association pour la vie scolaire balmanaise (Avsb). Créée en 1989 par des parents d’élèves, l’Avsb était par la suite intégrée au dispositif de la réforme des rythmes scolaires (2 013) et mettait en place les Accueils de loisirs associés aux écoles (Alae) de la ville. À l’époque, elle prend en charge près de 1 500 enfants quotidiennement et compte 82 salariés. "Lors d’une assemblée générale extraordinaire, l’Avsb nous a sollicités pour essayer de résoudre ses difficultés administratives et organisationnelles. Il fallait trouver une solution pour soulager les parents d’élèves de cette lourde responsabilité", expliquait la maire Vincent Terrail-Novès. Dès lors, deux hypothèses étaient envisagées : confier la gestion des Alae à une structure privée, voire associative, sous la forme d’une Délégation de service publique (Dsp), ou l’attribuer directement aux services de la ville, en régie municipale. C’est cette dernière option qui a finalement été retenue. "Nous avons fait ce choix pour assurer la continuité et la qualité de ce service, et ne pas avoir à le confier à un opérateur extérieur", soulignait le maire.

La Dépêche

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