Corinne Vignon
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Dépêche du Midi - «La valeur du point sera inscrite dans la loi» selon Corinne Vignon, députée de la Haute-Garonne et ambassadrice du projet de réforme
10/12/2019

Corinne Vignon est la députée de la 3e circonscription de la Haute-Garonne. Depuis plusieurs mois, elle travaille avec Jean-Paul Delevoye le haut-commissaire à la réforme des retraites comme ambassadrice. 
 

Êtes-vous surprise par la mobilisation contre le projet de réforme des retraites?

Les revendications basées sur des informations fausses créent la mobilisation. Des syndicats ont quitté la table des négociations depuis un moment. Le fait d’affirmer que les gens auront moins d’argent, c’est archi-faux, de dire que les enseignants vont perdre 500 € cela n’a pas de sens. Quel gouvernement se permettrait de faire ça? Notre réforme est faite pour qu’il n’y ait plus de petites retraites. J’entends qu’il faut du temps pour la transition et de l’explication. J’en suis à 42 ateliers citoyens animés pour expliquer le projet de la réforme du système des retraites, les participants sortent de là rassurés. La mobilisation, c’est aussi l’occasion pour certains d’exprimer leur opposition au gouvernement.

Que dire aux Français pour les rassurer?

Le système à points n’est pas ce qui fait peur aux gens, ils ont compris que c’était de la répartition. Ils sont en revanche inquiets par la valeur du point. Cette dernière sera inscrite dans la loi, et il sera dit que le point ne pourra pas baisser et qu’il sera indexé sur les salaires et non sur les prix. Nous sommes en train de faire une réforme très sociale. Des agriculteurs qui gagnent 700 € à la retraite cela n’existera plus. La loi doit être mise au vote en juin 2021. D’ici là, on va détailler et communiquer sur le projet, mettre à disposition des simulateurs pour que les Français voient les pensions auxquelles ils peuvent prétendre. Seuls les très gros salaires (qui gagnent plus de 200 000 € par an) risquent d’être affectés.

Le projet ne sera dévoilé que ce mercredi par Edouard Philippe. Pourquoi avoir fait durer le mystère sur le contenu?

Depuis des mois nous avons des concertations et nous avons mis sur la table — peut-être avec trop de transparence — tous les grands points et leurs variations : l’âge légal de départ à 62 ou 63 ans, l’âge pivot, la clause du grand-père, les réformes paramétriques pour équilibrer le système, etc. Toutes ces discussions ont créé évidemment une incompréhension. J’en suis consciente. Mais il nous fallait ce temps de concertation. On a reproché à ce gouvernement d’être trop vertical, cette fois-ci, nous avons pris le temps de la concertation. Depuis que le rapport de Jean-Paul Delevoye a été annoncé en juillet, il a été dit que le Premier ministre donnerait ses conclusions en décembre. Ce sera fait ce mercredi. Je pense que si nous cette méthode n’avait pas été adoptée, on aurait reproché au gouvernement de vouloir passer en force.

 

Source : La Dépêche du Midi

 

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