Corinne Vignon
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La Glanerie, un exemple pour la ministre
16/09/2018

La «ressourcerie» toulousaine la Glanerie est un exemple pour la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a visité hier matin les locaux de cette association créée en 2003 et installée sur 1 200 m2 dans d'anciens locaux industriels, impasse de la Glacière. Deux jours après la présentation par le Président de la République du plan de prévention et de lutte contre la pauvreté, Muriel Pénicaud est venue constater que, dans les ateliers de la Glanerie, l'insertion professionnelle, ça marche.

«Je crois beaucoup que l'insertion par l'activité économique est une voie pour les plus vulnérables», a souligné la ministre. «Tout le monde est employable. Tout le monde a quelque chose à apporter à la collectivité», a-t-elle insisté. Le plan de prévention de la pauvreté prévoit «des moyens pour développer ce type d'associations». L'objectif est bien de «faire monter en puissance les dispositifs qui ont fait leurs preuves et qui innovent». Au passage, la ministre a rappelé la philosophie qui anime cette action et qu'elle résume d'un mot : «l'émancipation», un «pari humaniste» basé sur la responsabilisation et qu'elle oppose à «l'assistanat».

 

 

Qu'est-ce qu'une ressourcerie ? C'est d'abord un lieu où des objets – vêtements, meubles, électroménager, vélos, livres, jouets, bibelots, etc.- sont remis en état dans divers ateliers avant d'être vendus. Depuis 2010, dans le cadre d'une convention avec Toulouse Métropole, l'association est présente dans les six déchetteries et elle collecte, depuis 2013, les bornes textiles. A ce volet environnemental, s'ajoute donc une action de réinsertion professionnelle. Chaque année, 60 à 70 personnes sont embauchées dans le cadre des ateliers. L'an dernier, 62 % d'entre elles ont ensuite trouvé un emploi, un CDD de plus de six mois ou une formation qualifiante. Certaines années, ce taux ne dépasse pas 40 %, reconnaît Aurore Front. Mais le résultat est bien là. La ministre du Travail a pu le mesurer en discutant avec des personnes en insertion, avec d'anciens employés venus témoigner, et certains des douze permanents.

Vigneron au départ de sa vie professionnelle, Alban, 43 ans, a connu six ans de chômage. «À la Glanerie, j'ai cherché à me reconvertir.» D'abord dans la réparation de l'électronique. Puis, avec le temps, une tout autre idée s'est fait jour. «Je suis une formation de conseiller funéraire. Je vais passer un diplôme et je compte bien être embauché dans l'entreprise où je fais un stage.» La Glanerie lui a permis beaucoup de choses : «retrouver un salaire, des heures de travail, un objectif» mais elle lui a aussi permis de «remettre en mouvement (s) a vie». Cet exemple n'en est qu'un parmi beaucoup d'autres tant les parcours, les difficultés aussi, sont divers.

Le magasin de la Glanerie est ouvert le mercredi et samedi. Un second magasin est implanté avenue de la Gloire à Toulouse.

La Dépêche du Midi

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