Corinne Vignon
12 bis chemin Mal Clabel
31500  Toulouse
N°TVA : 51339930984

La République en Marche veut aussi penser le quotidien et le local
15/05/2018

La République en Marche veut aussi penser le quotidien et le local

«Un projet, un calendrier, une méthode de travail»... Qu'on se le dise, le mouvement de La République en Marche (LREM) n'est pas une mode politique hors-sol. Et les macronistes entendent bien prendre racines au plus près du terrain et des citoyens dans la perspective des futures échéances locales, à commencer par les élections municipales de 2020.

En Haute-Garonne, Pierre Castéras, le référent départemental, a lancé, hier, le conseil des territoires, qui se proposent de fédérer élus de base, membres de la société civile, chefs d'entreprise, associatifs ou simple contribuables pour réfléchir à «une politique du réel au plus près des préoccupations des gens». Il s'agit de faire d'abord un état des lieux et voir «ce qui ne fonctionne pas, sans jeter la pierre à qui que ce soit», précise-t-il, pour définir «des lignes de force et d'action» autour de bassins de vie et de projets locaux embrassant aussi bien l'économique et le social que la culture», dans un département aux réalités sociologiques très diverses. «Nous avons un devoir d'impertinence, nous avons vocation à parler avec tout le monde et à être présents partout», prévient Pierre Castéras, qui revendique pour LREM «une vision sur l'aire urbaine de Toulouse». Avec déjà une pointe de critiques. «La métropole toulousaine est la seule en France à être éclatée en trois intercommunalités, note le député Jean-François Portarrieu, c'est absurde. Le débat et les guerres de clans sur le prolongement de la ligne B du métro est symptomatique de ces dysfonctionnements. Actuellement, des communes dont les habitants travaillent dans l'aire urbaine ne profitent pas de ses propres dispositifs, déplore-t-il»...Faudra-t-il aller jusqu'à la fusion du département et de la métropole comme cela s'est fait à Lyon ? «C'est en tout cas la cap fixé par Emmanuel Macron», rappelle le député, qui n'a pas oublié que 2020 sera aussi l'année d'une première électorale avec l'élection du président de la métropole au suffrage universel. «Notre ADN, c'est de dire la vérité que ce soit sur la fiscalité ou l'organisation des collectivités, souligne Pierre Castéras. Avec l'ambition de faire «émerger des talents, en même temps que des programmes», insiste La députée Corinne Vignon. Quant à la tentation du Capitole, pas question pour l'heure de parler de personnes, même si le nom de Nicole Belloubet, la garde des Sceaux et ex-conseillère municipale, fait déjà briller quelques regards. «Ce qui nous importe, c'est de faire émerger un projet et une cohérence sociale et territoriale», martèle Pierre Castéras. Et quid de Jean-Luc Moudenc, l'actuel maire de Toulouse présenté comme «macroncompatible» à Paris ? «Ce sera à lui de se prononcer et de dire s'il adhère à notre démarche»...

La Dépêche du Midi

Retour
Top