Corinne Vignon
12 bis chemin Mal Clabel
31500  Toulouse
N°TVA : 51339930984

Réforme des retraites : « Je trouve normal que les gens s’inquiètent avec cette décote punitive »
18/11/2019

Depuis qu’elle est « ambassadrice retraite », Corinne Vignon, députée (La République en marche) de Haute-Garonne, s’« éclate »« Je me sens utile », confie cette ancienne responsable commerciale élue en 2017. Celle qui « n’y connaissait rien aux retraites » il y a encore quelques mois achève, jeudi 14 novembre au soir, à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), son 32atelier pour expliquer les fondements de la future réforme.

Une quarantaine de parlementaires ont été formés pour défendre le projet porté par Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé du dossier, dans les circonscriptions de leurs collègues de la majorité. Ce soir, c’est Céline Calvez, députée (LRM) des Hauts-de-Seine, qui accueille. Elle salue un discours « très clair, très imagé ».

Télécommande en main, l’« ambassadrice » a fait défiler pendant une heure, devant une vingtaine de personnes, une présentation sur écran, l’accompagnant d’explications joviales, ponctuées d’exemples. « Vous devriez en faire un spot télé », suggère un « marcheur ».

Délicat exercice que l’explication de ce projet qui crispe les esprits. « Comme c’est complexe, les gens pensent que, si les choses changent, ils vont forcément y perdre », résume Mme Calvez. Mme Vignon s’échine à défendre le contraire, martelant que la réforme sera placée sous le sceau de la « solidarité » et de la lutte contre les inégalités.

Elle insiste ainsi sur le minimum contributif, réservé aux personnes qui ont travaillé toute leur vie mais ont une pension faible, et que le gouvernement veut porter à 85 % du smic. Une « idée géniale », vante-t-elle, expliquant que des assurés qui perçoivent le minimum vieillesse reçoivent parfois des montants supérieurs à certaines petites retraites. Et de critiquer le système actuel qui « favorise les personnes qui n’ont jamais travaillé ». « Ça, c’est la France », peste la députée, avec une moue entendue. La salle, plutôt acquise à Emmanuel Macron, adhère.

« Les termes ne sont pas clairs »

Quand il s’agit de discuter du controversé « âge pivot » imaginé pour bénéficier d’une retraite à taux plein, assorti d’une décote et d’une surcote et que M. Delevoye propose de fixer à 64 ans, la députée rappelle que des femmes aux carrières « hachées », qui n’ont pas leurs trimestres, doivent aujourd’hui attendre 67 ans pour pouvoir partir avec une retraite complète.

 

La suite de l'article est réservé aux abonnés. Source : Le Monde

Retour
Top