Corinne Vignon
12 bis chemin Mal Clabel
31500  Toulouse
N°TVA : 51339930984

Retraites : des députés LREM très réticents quant à un éventuel recul de l'âge de départ
03/04/2019

Retraites : des députés LREM très réticents quant à un éventuel recul de l'âge de départ

Projet de tribune, avertissement sur un "risque politique": des députés LREM ont marqué de diverses façons leur désapprobation quant à un éventuel recul de l'âge de départ à la retraite, a appris l'AFP de sources parlementaires.

 

Le sujet de la dépendance a émergé dans le grand débat et un des groupes de travail des députés LREM dans ce cadre a averti du "risque politique lié à une éventuelle annonce de la suppression de jours fériés ou d'un allongement de l'âge de départ à la retraite", dans la synthèse remise à la presse.

 
 

Maintenir l'âge de départ à 62 ans, un engagement de campagne du candidat Macron

Par ailleurs, Corinne Vignon, présidente du groupe de travail transpartisan sur la réforme des retraites, mis en place en janvier à l'Assemblée, a envoyé récemment à ses collègues LREM un projet de tribune, que s'est procurée l'AFP. "Les annonces issues de plusieurs ministères génèrent anxiété et incertitude chez nos concitoyens. Pourtant, le relèvement de l’âge est une fausse bonne idée", proclame-t-elle. La députée de Haute-Garonne rappelle l'engagement de campagne d'Emmanuel Macron de maintenir l'âge de départ à 62 ans, et pointe "Bercy (qui) voudrait nous inciter à reculer l’âge de la retraite pour trouver sans beaucoup d’effort les 9 milliards nécessaires pour financer la dépendance de nos aînés".

Mais mardi matin lors de la réunion du groupe majoritaire, son président Gilles Le Gendre a indiqué avoir demandé à Mme Vignon de "suspendre ce débat", ce qu'elle a accepté, selon des participants. "Ce débat a une immense valeur, mais il est arrivé au mauvais moment", en pleine conclusion du grand débat, a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a assuré mi-mars que la future réforme des retraites ne toucherait pas à l'âge légal de départ, tout en se disant ouvert à l'idée de "travailler plus longtemps" pour financer la prise en charge des personnes âgées dépendantes. La ministre de la Santé a, elle, dit ne "pas" être "hostile" à l'idée de retarder l'âge de départ, n'excluant pas de "proposer un allongement de la durée de travail". Mais face à la polémique née de ses propos, Agnès Buzyn a assuré qu'"aucune modification de l'âge minimal de départ à la retraite n'est envisagée, ni sur la table des négociations que pilote le haut commissaire à la réforme des retraites", Jean-Paul Delevoye.

Ce dernier a assuré que l'âge légal de départ "reste(ra) fixé à 62 ans" dans le cadre du système "universel" voulu par Emmanuel Macron.

Paris Match

Retour
Top