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Toulouse : les lingettes dans les eaux usées, un fléau moderne que veulent dénoncer les parlementaires
20/07/2021

Toulouse : les lingettes dans les eaux usées, un fléau moderne que veulent dénoncer les parlementaires

Les parlementaires de la Haute-Garonne ont été interpellés, ce lundi 19 juillet, pour agir contre le fléau des lingettes dans les toilettes et ses conséquences désastreuses sur les réseaux d'assainissement de Toulouse Métropole.

Chacun de nous l’a peut-être fait sans faire vraiment attention : laver la cuvette des toilettes avec une lingette désinfectante et la jeter dans les WC en tirant la chasse d’eau.

Geste banal mais aux conséquences de plus en plus néfastes pour les réseaux d’assainissement d’une ville comme Toulouse et un coût non négligeable chaque année pour la collectivité. C’est le message qu’a tenu à faire passer, ce lundi 19 juillet, Robert Medina, maire de Mondouzil et vice-président de Toulouse Métropole chargé de l’eau et l’assainissement.

Pour que la population prenne pleinement la mesure de ce « fléau moderne », l’élu a invité les parlementaires de la Haute-Garonne au cœur de l’usine de dépollution des eaux usées de Ginestous, située chemin des Daturas à Toulouse, qu’il « souhaite vertueuse ».

C’est ici que le fléau est le plus visible qui nécessite un nombre assez important d’interventions : sur 1 500 tonnes de déchets traités par an, 40 % sont des lingettes.

« Cela occasionne régulièrement des obstructions du réseau, des déblocages de pompes, de problèmes de méthanisation […] donc, il faut absolument faire quelque chose, explique Robert Medina. Les personnes les mieux placées pour faire remonter cela, c’est vous, les parlementaires ».

"Il y a une inflation probable"

Deux députés LREM de la Haute-Garonne – Corinne Vignon (3e circonscription) et Jean-François Portarrieu (5e circonscription) – et la sénatrice Brigitte Micouleau, également venus visiter l’usine de dépollution toulousaine, semblent convaincus qu’il faut agir.

Pas seulement auprès de la population, notamment les enfants en milieu scolaire que l’on sait prescripteurs de leurs parents en matière d’environnement, mais aussi auprès des professionnels.

Car le « fléau des lingettes est national », assure le maire de Mondouzil. « Il faut expliquer aux gens, complète Jean-François Portarrieu, que c’est une démarche contre-intuitive : on utilise ces lingettes pour nettoyer les toilettes, mais on ne peut pas les jeter dans les toilettes.

Il faut des explications auprès des utilisateurs, que nous sommes tous, enfin, nous parlementaires allons nous saisir de la question. C’est un fléau accentué par la crise sanitaire, mais il y a une inflation probable, ça va se développer. Avec la sénatrice, nous allons voir comment infléchir ces comportements, en se mettant d’accord avec les députés d’autres villes. »

De son côté, Corinne Vignon estime qu’il faut d’abord « passer par une information grand public ». « Notamment par les écoles et les enfants, ajoute la députée. Beaucoup d’enfants montrent à leurs parents ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Pour avoir une écologie vertueuse, il faut en passer par les enfants en priorité. Nous avons pris de mauvaises habitudes. »
Pour Brigitte Micouleau, « il y a deux façons d’agir ».

Proposition de loi ou décret ?

« D’une part par une proposition de loi ou une voix réglementaire, un décret, s’interroge la sénatrice. Nous allons en tout cas nous informer du véhicule législatif ou pas à utiliser. Deuxième chose, il faut vraiment parler en direct avec les producteurs de ces lingettes de façon qu’ils inscrivent une mention sur les emballages. Les lingettes sont présentées comme biodégradables, elles le sont en effet, mais dans un temps assez diffus. Il est très important de mettre un logo, un macaron, quelque chose d’extrêmement significatif pour que les gens comprennent qu’il est interdit de jeter les lingettes dans les toilettes ».

Il faut dire que depuis le début de la pandémie, le marché des lingettes nettoyantes a augmenté de 65 %.

Les lingettes nettoyantes, 40 % des déchets collectés en France

Le marché des lingettes nettoyantes a explosé de 65 % depuis la crise sanitaire. Des milliers de lingettes, soi-disant biodégradables, se retrouvent dans les réseaux d’assainissement des villes. L’impact sur le système d’assainissement est de l’ordre de 40 % des déchets. Pour l’usine de dépollution de Ginestous, qui fonctionne avec 17 stations d’épuration dans les 17 communes sur 37 que compte la Métropole, c’est de la pénibilité en plus et des interventions en forte augmentation sur les 2 582 km de réseaux d’assainissement. Les lingettes, c’est le sparadrap du capitaine Haddock en pire : le petit tissu obstrue les pompes, causant des arrêts du transfert des eaux vers la station de dépollution et créant des débordements de réseaux. C’est 80 % des pannes d’équipements.

La Dépêche

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