Corinne Vignon

Fin de vie : un nouveau droit, fruit d’un long combat et d’une large concertation

photo_2026-02-25_17-58-40

Après plusieurs mois de débats parlementaires et un échange national approfondi, l’Assemblée nationale a franchi une étape décisive en adoptant, en première lecture, la loi relative à la fin de vie. Ce vote marque une avancée majeure pour les droits des patients et constitue l’aboutissement d’un long travail collectif, nourri par l’écoute, la concertation et le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes.

Un texte issu d’un débat démocratique approfondi

Ce vote historique est le résultat d’un processus démocratique exigeant, amorcé notamment par la Convention citoyenne sur la fin de vie, mais aussi largement nourri par les travaux parlementaires et les échanges de terrain.

Dans ce cadre, la députée Corinne Vignon a mené de nombreuses consultations en circonscription, fidèle à sa conception d’un mandat ancré dans le réel et au plus près des citoyens. Elle a ainsi rencontré et échangé avec :

  • des professionnels de santé (médecins, soignants, acteurs des soins palliatifs) ;
  • des représentants du monde hospitalier et médico-social ;
  • des associations de patients et de familles confrontées à la fin de vie ;
  • des représentants d’associations éthiques et de défense des droits ;
  • des citoyennes et citoyens engagés, porteurs de témoignages et d’interpellations parfois très personnelles
  • des représentants d’opinions philosophiques, spirituelles et laïques, afin d’appréhender toute la pluralité des sensibilités sur ce sujet intime et complexe.

Ces échanges ont permis de nourrir une réflexion approfondie, respectueuse des convictions de chacun, et de mesurer la diversité des attentes comme des inquiétudes.

Un vote historique pour de nouveaux droits encadrés

Adopté en première lecture par l’Assemblée nationale, le texte relatif au droit à l’aide à mourir vise à répondre à des situations de souffrance extrême, dans un cadre strictement encadré, sécurisé et médicalisé.

La loi prévoit notamment que l’accès à ce droit soit conditionné à plusieurs critères cumulatifs :

  • Être majeur (avoir au moins 18 ans).
  • Être de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France.
  • Être atteint d’une affection grave et incurable — quelle qu’en soit la cause — qui engage le pronostic vital, soit en phase avancée caractérisée par un processus irréversible affectant la qualité de vie, soit en phase terminale.
  • Présenter une souffrance physique ou psychologique liée à cette affection, soit réfractaire aux traitements, soit jugée insupportable par la personne lorsque celle-ci a choisi de ne pas recevoir ou d’arrêter un traitement.
  • Être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée au moment de la demande.

Ces conditions traduisent une volonté claire : protéger les plus vulnérables, garantir la liberté de choix du patient et inscrire cette évolution dans une démarche éthique rigoureuse.

Soins palliatifs et aide à mourir : une approche complémentaire

La députée Corinne Vignon a constamment défendu une approche équilibrée : le développement du droit à l’aide à mourir ne peut se concevoir sans un renforcement massif et prioritaire des soins palliatifs sur l’ensemble du territoire.

Les consultations menées en circonscription ont d’ailleurs largement mis en lumière :

  • les inégalités territoriales d’accès aux soins palliatifs,
  • les difficultés rencontrées par les soignants,
  • l’attente forte des familles en matière d’accompagnement et de soutien.

La loi votée hier s’inscrit ainsi dans une logique globale visant à mieux accompagner la fin de vie, en combinant soins, écoute, respect de la volonté du patient et accompagnement des proches.

L’aboutissement d’un long combat pour la dignité

Depuis la loi Léonetti de 2005 et ses évolutions successives, la France a progressivement affirmé le droit à une fin de vie digne. Le texte adopté par l’Assemblée nationale marque une nouvelle étape, attendue par de nombreux citoyens, tout en respectant la complexité éthique du sujet.

Pour Corinne Vignon, ce vote est avant tout l’aboutissement d’un long combat collectif, porté par les patients, les familles, les soignants, les associations et les citoyens engagés, et nourri par une écoute attentive du terrain.

Et après ? Une vigilance constante sur la suite du texte

Le texte doit désormais poursuivre son parcours législatif au Sénat. La députée restera pleinement mobilisée pour que les débats à venir préservent l’équilibre du texte, ses garanties et l’esprit de responsabilité qui l’a guidé depuis l’origine.

Parce que la fin de vie touche à l’intime, à la dignité et à la liberté de chacun, ce sujet mérite plus que jamais un débat respectueux, éclairé et profondément humain.